Orgueil et préjugés de Jane Austen

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Année de publication : 1813
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Maison d’édition : Les beaux ebooks
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Année de publication de l’édition : 2024
Avertissement : cette chronique contient quelques divulgâchages.
Un grand classique de la littérature du XIXe siècle, que je n’avais pas encore lu (et je n’ai vu aucune adaptation). J’ai beaucoup aimé cette lecture ; c’était très agréable de se plonger dans le style de Jane Austen et j’ai beaucoup aimé le ton du roman, et le regard souvent caustique du narrateur sur les personnages.
Les différents portraits de ces gens aisés sont faits avec finesse, mais aussi une certaine dose de caricature pour certains. La société dans laquelle les sœurs Bennett évoluent est à la fois pleine de légèreté et d’oisiveté, mais aussi de tensions sociales. La réputation y a plus de droit que la sincérité. Le statut de la femme qui doit absolument trouver un mari aisé pour subvenir à ses besoins n’est pas vraiment questionné. Toutefois, dans ce roman, l’amour est à l’honneur. Elisabeth et ses sœurs ne feront pas des mariages de convenance. Jane et elle sont des personnages féminins avec une liberté de pensée et une force extraordinaire, contrairement à leurs sœurs plus jeunes. Ne parlons pas de Mary qui n’a pas beaucoup de place dans cette famille, la pauvre.
J’avoue que le caractère d’Elisabeth ne m’a pas tellement plu au début : sa manière de juger les autres d’une manière si confiante, en se basant sur les apparences et les préjugés m’a agacée. Darcy m’a paru plus sympathique, malgré sa hauteur, mais peut-être aussi parce que je savais déjà ce qui se cachait derrière. Leur évolution est très intéressante à lire et, même si rien ne m’a surprise pendant cette lecture (même l’intervention de Darcy pour aider Lydia), cette romance est belle et ces deux personnages méritent vraiment leur bonheur. Ils sont faits l’un pour l’autre.
Le roman contient une belle galerie de personnages très variés, autant de portraits de défauts ou de qualités. Certains sont capables de remise en cause et d’évolution, et cela les rend très humains. D’autres sont figés dans leurs comportements négatifs.
Je suis heureuse d’avoir enfin lu ce roman. Elisabeth et Darcy resteront dans mon souvenir. En deuxième position derrière Jane Eyre et Rochester. 😉