Opexx de Laurent Genefort

Genre : novella de science-fiction
Maison d’édition : Le Bélial
Collection : une heure lumière
Année de publication : 2022
C’est un récit très court (trop court, mais j’y reviendrai ;D).
Le narrateur est un soldat humain « prêté » par l’ONU à un ensemble d’espèces extraterrestres, le Blend, qui profite de notre talent pour la guerre, en échange de cadeaux qui améliorent la vie des humains.
Le point de vue choisi fait qu’on a une vision très limitée des extraterrestres et des planètes. C’est un peu déstabilisant au début car le protagoniste emploie des termes étrangers de manière naturelle et on en est réduit à essayer de comprendre ce dont il parle. D’un autre côté, le côté militaire est bien rendu et plutôt familier, pour qui à l’habitude de lire ou de voir des fictions militaires.
C’était un peu frustrant de croiser des extraterrestres très différents de nous, sans avoir de détails sur leurs caractéristiques ou leur culture, mais ça fait partie du jeu dans cette novella.
L’écriture est efficace, assez clinique, du fait du narrateur, qui n’exprime pas ses émotions (il a un trouble mental qui lui donne une faible empathie). Le rythme est rapide : on passe de mission en mission, avec quelques scènes de vie familiale et quotidienne.
Le dénouement m’a tellement laissé sur ma faim ! 😉 L’intrigue se termine brutalement, sur une décision du personnage principal et on en est réduit à se poser beaucoup de questions sur son destin.
En conclusion, cette novella se dévore et crée tout un univers extrêmement vaste, dont on n’a qu’un aperçu très superficiel. J’ai eu envie d’en voir plus, bien plus. ;D