Mathieu Bonnaire, lieutenant à la brigade criminelle de Paris, enquête sur l’énigmatique affaire des Foudroyés, une série de meurtres qui touche la capitale française depuis plus d’un an, et qui a coûté la vie à son collègue et ami, Maxime Versignachi, quelques mois auparavant.
Blessé par balle, le jeune homme encaisse difficilement le coup. Hallucinations et antidépresseurs sur fond de caféine, son quotidien ne tourne plus qu’autour de son obsession : trouver qui se cache derrière ces morts « subites » qui défraient la chronique.
Mais ces phénomènes qu’il est le seul à voir, sont-ils réellement un effet de la médication ?
Lorsque son enquête le mène au Père-Lachaise et qu’il y croise Prudence Lacroix, faucheuse d’âmes de la région Île-de-France (toujours habillée de noir et très pressée), notre policier cartésien commence alors à se demander ce qu’il peut bien y avoir après la mort.
Les éditions Octoquill ont réédité ce roman autoédité sorti en 2022 et c’est un très bel objet. Le livre est magnifique : une très belle couverture, des illustrations et une mise en page très réussie. J’ai lu le broché, mais je pense que la version reliée doit être encore plus belle. 😀
J’ai beaucoup aimé cette lecture, pleine d’humour et de rebondissements. L’intrigue est bien menée : le mystère est prenant et l’enquête bien racontée. Au delà du quotidien de Mathieu, c’est la découverte de ses nouvelles capacités et sa rencontre avec Prudence qui vont lui faire réaliser que le monde n’est pas tout à fait comme il le pense.
Le monde est intéressant : la mort est une entreprise, avec différents services et une dimension administrative intéressante. Et il existe un Paris du monde des Morts, en parallèle de la ville réelle. Il n’y a pas de mention de religion particulière ou d’un personnage divin, et je trouve que cela apporte une dimension universelle : tout le monde peut donc s’y retrouver. On rencontre une galerie de personnages secondaires vivants et morts plutôt réussis. Certains éléments du monde ésotérique ne sont pas trop développés, et cela m’a manqué parfois, notamment en ce qui concerne les entités. Mais c’est peut-être dû au fait qu’il s’agit d’un tome 1.
Le point fort du roman est pour moi le personnage de la faucheuse, Prudence Lacroix. Elle a un sacrée caractère et un sens de la mode très intéressant. Elle est caustique et parfois agaçante. Mathieu est un personnage plutôt complexe, avec une sensibilité élevée et un sens du devoir bien ancré. Leurs échanges sont souvent savoureux.
J’ai donc passé un bon moment de lecture et je lirai le tome 2 avec plaisir.