Camp d’écriture : bilan de la semaine 3

Cette troisième semaine a été très positive pour moi. J’ai écrit, en quantité et en qualité, plus que les semaines précédentes.
J’ai continué mon projet principal : la nouvelle sur le thème de la chasse aux monstres pour l’AT des éditions Octoquill. J’ai une idée qui me plait vraiment et cette fois je la mènerai au bout. J’ai écrit la moitié de la nouvelle à peu près.
Suite à la quête de la deuxième semaine (L’escale sur l’île de Gobe-Lune), j’ai commencé un recueil de nouvelles, sur le thème du cabinet de curiosités et des objets étranges et magiques.
Pitch :
Sa mission pour un antiquaire est un emploi que Philomène n’attendait plus. Cependant, elle était loin de s’imaginer la masse de travail qui l’attendait, ni à quel point cet antiquaire était désordonné et peu soigneux. Deux mois ne suffirait pas du tout !
Bienvenue dans le Cabinet de Curiosités de Xavier Wolfsong, sorcier.
Quelques membres de ma communauté m’ont donné des idées d’objets. J’ai ajouté deux nouvelles à la première, dont je parle dans cet article :
La stupéfaction passée, Philomène laissa errer un immense sourire sur son visage. Un livre avec une infinité d’histoires à lire, qui changeaient dès qu’on le refermait ? C’était un trésor pour une bibliophile comme elle.
— Il n’y a rien de mal à ça, murmura-t-elle, en caressant une nouvelle fois la couverture.
— Imaginez un livre infini, qu’il faut lire d’une traite si l’on veut terminer l’histoire, avant qu’elle ne change. Imaginez l’état dans lequel cela peut mettre un lecteur passionné.
La voix fit sursauter Philomène. Une rougeur envahit son visage et elle se retourna vers son interlocuteur, l’air penaud. Adossé à l’une des étagères, les bras croisés, son employeur la fixait de ses yeux gris impénétrables. Elle se prépara mentalement à subir ses remontrances.
— C’est un trésor, c’est vrai, reprit-il, avec gravité. Mais un trésor dangereux pour qui le possède sans avoir la volonté d’abandonner une histoire avant la fin, ou la force de supporter que les personnages et les lieux qu’il ou elle a aimés disparaissent à la seconde où il fermera le livre.
Extrait du journal de recherches d’Herman Wlendiker, tératologue à la cour de Frédéric II, roi de Prusse.
[…] Dix-sept heures : j’ai du mal à réaliser ce dont j’ai été témoin. C’était extraordinaire ! J’en frissonne encore rien que d’y penser. Oh ! Comme j’aurais aimé connaitre un moyen d’immortaliser cette scène autrement que dans ma mémoire ou mes croquis !
J’ai suivi les traces une bonne partie de l’après-midi, jusqu’à une clairière, au pied de la montagne. Et là, je l’ai vu ! Je me suis caché derrière un gros arbre.
Il était si magnifique — car d’après mes observations, c’est un mâle. C’était un petit spécimen, environ deux mètres de long du bout de sa queue à sa tête.
Conclusion : je suis très satisfaite de cette semaine. Je me replonge à nouveau dans l’écriture avec ardeur et un grand plaisir ; ça fait un bien fou au moral. Je ne me mets bien sûr aucune pression, ni culpabilité si je n’écris pas certains jours.